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La résilience du capoeiriste

Ca y est nous y sommes. Déjà presque 3 semaines de 2021 et avec les nouvelles annonces gouvernementales, l’année sur laquelle reposait tous nos espoirs de « retour à la normal » commence à nous faire douter. Presque 1 an que notre train-train s’est arrêté, que nos cours de capo ont été suspendus, que les évènements si importants pour les capoeiristes ont été annulés les uns après les autres.

C’était pourtant dans ces moments que notre art prenait toute sa beauté : réunir des passionnées de tous horizons, de tous styles, de toutes confessions et construire ensemble de nouveaux souvenirs. Se « mesurer » dans la roda, pousser ses limites dans la bateria, même si notre petit doigt ne répond plus aux commandes (#tmtc), s’entrainer avec des gens de tous niveaux, nous obligeant à nous adapter, transpirer ensemble, avoir ces regards complices  de « oh putain j’en peux plus » avec un participant random dans le gymnase et savoir qu’on est compris car on galère tous à faire cet enchaînement de ouf mais qu’on kiffe !

Bientôt un an aussi que le son d’une belle roda n’a pas fait écho. Une de ces rodas où tous les ingrédients sont réunis pour nous transporter. Les berim sont affinés, les pandeiros claquent, l’atabaque s’enracine au sol et fait vibrer nos oreilles d’un rythme envoutant. Un chant bien posé, un chœur qui bat ensemble et un jeu qui nous transporte loin. Des sourires, des rires même parfois, des clins d’œil d’un coin de la roda, pour un passage  d’instru ou pour saluer un jeu technique. Un aperto de mao (not covid friendly) au pied du berim et dans lequel traverse l’énergie des 2 joueurs avant qu’ils commencent leur conversation.

Bientôt un an aussi qu’on a (pour la plupart) pas enfilé sa tenue officielle, qu’on ne s’est pas préparé, qu’on n’a pas fait son sac pour aller au cours. Et on en vient même à regretter les jours où, par flemme ou par mauvais temps on a préféré rester au chaud à la maison plutôt que d’aller au cours.

Alors pour se consoler on fait de la e-capoeira, à défaut de mieux. On regarde des vidéos YT ou Insta pour se rappeler comment faire la ginga (j’exagère à peine), on like et  on follow des comptes de capo qui nous font tenir le coup (dailleurs Lipstick est sur Insta donc let’s be friend 🙂 ) On essaye de garder la motivation coute que coute. On retravaille ses basics en chants, en toques, en mouvements.

Mais jusqu’à quand ?

A force ça fait beaucoup quand même. On commence à tourner en rond (et ce n’est pas  une volta ao mundo !).

 On bosse (pour ceux qui ont encore la chance de le faire), on Netflix et on dort… Plus moyens de se dépenser, de se détendre, de se retrouver autour d’un verre (il parait que le meilleur c’est celui après les cours), d’évacuer la pression du boulot, de la famille et de l’actu avec un bon entrainement qui nous aura bien fait suer et penser à autre chose.

Mais tout ça c’était avant.

Alors tous nos espoirs sont maintenant entre les mains de labo pharma pour que grâce à un vaccin, la vie reprenne enfin son cours. Et qu’on soit pour ou contre n’est pas la question. C’est bien la condition sine qua non pour un retour à la normal « un jour ».

Et ce fameux « jour » est attendu comme un joueur de berim attend la relève après avoir joué  40minutes avec le petit doigt anesthésié. Ce fameux jour où on entendra que les bars et les gymnases peuvent rouvrir. Que les cours peuvent reprendre, que les événements peuvent enfin réunir plus de 10 personnes, bref que la vie pourra reprendre son cours.

A ce moment-là on se dire : ça y est c’est fini, c’est derrière nous. Et on chérira les instants encore plus précieusement.

 Je prédirai même une overdose de capo pour les plus en manque d’entre nous, qui claqueront 1 salaire dans des événements pour pouvoir ressentir à nouveau ces sensations, se sentir exister pour autre chose que travailler. Évacuer le stress de cette année de folie, retrouver des amis de longue date ou faire des connaissances. Refaire sa chamada à la capoeira et avancer avec elle dans les plus belles volta ao mundo.

En attendant ce jour, rappelons-nous les armes du capoeiriste sont la patience et la résilience. Avancer dans le sens du vent et attendre le moment opportun pour révéler toute sa magie. Et n’oublions pas que la capoeira vit en chacun de nous, elle sait se cacher, s’adapter, se transformer, se faire plus petite  pour se refaire plus grande le moment venu.  

Juntos somos mais fortes ! Alors tenez bon et on se revoit bientôt au pied du berimbau.

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