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Lipstick sort de quarantaine

Iêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêê!!!!!!!!!!!……………………………………..

C’est avec une grande joie que Lipstick reprend enfin du service! Le dernier article du blog portait sur un sujet qui, vous l’aurez compris, m’a particulièrement touché. Je ne pensais pas mettre autant de temps à me relever de cette rasteira. Grace ou à cause des évènements de fin 2018 au Brésil, j’ai remis en questions beaucoup de chose autour de moi. Les capoeiristes en premier lieu, ceux qui m’entourent de près ou de loin, ceux que j’ai croisé à des évènements durant ces 17 années de pratique, ceux que j’ « admirais », ceux avec qui j’ai pris des cours lors de mes pérégrinations en Europe ou au Brésil. Bref, une grosse remise en question en mode What The Fuck. Beaucoup de colère, d’incompréhension et de temps passer à « méditer » et à me demander si je souhaitais avoir un futur dans la capoeira. Car oui, je me suis dis que je n’étais pas faite pour ce gros nid de serpents aux sourires hypocrites, aux discours de faux-culs et que c’était une belle tranche de vie qui arrivait à sa fin.

Mais ça c’était avant 🙂

Avant que je me souvienne que la capoeira est avant tout une lutte de résistance, une lutte contre l’injustice et l’inégalité. Je ne pourrais jamais empêcher quelqu’un d’être raciste, macho, homophobe, violent, intolérant etc… Je ne pourrais jamais m’assurer que les personnes à qui je serre la main avant d’entrer dans une roda ou que je côtoie à des stages ou des soirées, sont en accord avec les principes basiques et universels de respect et de tolérance. C’est comme dans la vie ou au boulot. Statistiquement certains de mes collègues de bureau doivent sans doute voter FN mais tant que je ne peux pas le vérifier je ne peux pas faire le tri, donc je n’y pense pas.

Bon, pour les élections brésiliennes c’est un peu différent car j’ai quelques prints de profils de capoeiristes (Mestres, profs, ou même élèves) qui soutenaient ouvertement bolsonaro via des messages non équivoques sur leur mur (ceci-dit je pense que la majorité des Mestres/profs pro-bolsonaro ne l’ont pas crié sur les toits et c’est eux qui seront le plus difficile à détecter). Mais vais-je partir en croisade? Non, je vais partir en résistance et lutter à ma manière. Par exemple en étant plus sélective sur les évènements auxquels je vais participer, notamment sur les invités des batizados et stages si je sais que l’un d’entre eux fait partie de cette catégorie de personnes. Bien sûr, je ne parle pas là de boycotter un évènement ou un groupe. Rien de ça. Après tout, comme dit le proverbe, ce n’est pas parce qu’il y a un ver dans une pomme que le panier entier est pourri. Je veux juste ne pas donner mon temps, mon énergie et mon argent aux mauvaises personnes. Je préfère aller à des évènements non pas en mode boulimie mais en mode « conscient » autant que faire se peut.

Donc arrêter la capoeira n’est plus le sujet pour moi. La capoeira n’a rien a voir dans tout ça. Lorsqu’un mec met K.O un élève dans une roda avec un coup de pied traumatisant, ce n’est pas la capoeira qui est violente, c’est celui qui frappe. La capoeira est juste le véhicule. Son utilisation et sa finalité dépend toujours de celui qui s’en sert. La capoeira ne fait qu’observer, absorber et refléter. Et c’est la toute la subtile différence.

Voilà, c’était ma ladainha. Je ne pouvais pas reprendre le cours de ce blog comme si de rien n’était, sans une petite explication à ce silence. Notre roda peut à présent , et si vous le voulez bien, (re)commencer.

Vive la résistance, vive la tolérance et Viva Mestre Moa!

Iêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêêê!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!………………………………

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